Comment ça marche ?

 

 

 

 

1/ Qu'est-ce qu'une greffe ?

 

Une greffe est la mise en place dans le corps humain d'un organe étranger qui lui est devenu nécessaire.

On greffe :

■ Pour remplacer un organe en défaillance sévère et irréductible, et dont la fonction est vitale.

■ Pour permettre à un malade de retrouver une existence normale.

 

 

 

 

              

 

 

 

 

2/ Approche historique

 

La première  transplantation a été tentée en 1906, par un médecin français, le docteur Joubaly. Il a essayé de transplanter un rein de porc sur un homme. Mais on ne connaissait pas encore  les problèmes de rejets .  L'organisme possède un système de défense immunologique*, qui élimine tout corps étranger. Par conséquent,  cette première transplantation a échoué. Ce n’est qu’au début des années 1950 que les premières greffes ont été couronnées de succès.

Par ailleurs, la transplantation a fait un grand pas en avant quand des médecins ont fait la description de la mort encéphalique*. Cette nouvelle définition de la mort a permis une augmentation des greffons* prélevés sur des personnes décédées.  Le prélèvement d’organes sur des sujets en état de mort encéphalique a permis une réflexion sur les aspects éthiques de la transplantation d’organes. En effet, la première loi qui autorise et légalise le prélèvement d’organes sur un sujet en état de mort encéphalique date de 1976 .

 

 

3/ Depuis quand greffe-t-on ?

 

 

Les premiers succès chez l'homme, dans le monde, sont datés :

■1959 pour le rein

■1967 pour le cœur

■1981 pour le bloc cœur-poumon

 

Premières transplantations en France :

■Rein : 1955

■Cœur : 1968

■Foie : 1972

■Pancréas : 1976

■Cœur-poumon : 1982

■Poumon seul : 1987

■Première greffe de moelle osseuse en France : 1956

 

 

 

 

 

 

 

 

4/ Ethique du don

 

 

Les progrès scientifiques et techniques dans le domaine des sciences de la vie ont  suscité en France d' intenses débats qui ont  abouti aux votes de trois lois spécifiques en 1994.

Ces lois de Bioéthique* ont étés révisées en 2004 :

Les principes généraux sont inchangés :

-          Le respect du corps humain : le corps humain est inviolable et ne peut faire l'objet d'un droit patrimonial.

-          Le consentement du donneur : toute personne qui n'a pas fait connaître son opposition à un don d'organes ou de tissus est présumée        consentante.

-          L'interdiction de toute publicité pour le don d'éléments du corps humain en faveur d'une personne, d'un établissement ou d'un organisme déterminé.

-          La gratuité du don.

-          L'anonymat entre le donneur et le receveur.

-          La sécurité sanitaire des prélèvements d'éléments du corps humain.

 

 Les révisions importantes portent sur les 6 points suivants :

-          La création de l’Agence de la biomédecine qui remplace l'Etablissement Français des Greffes

-          La modification du droit relatif aux dons et greffes dont l'élargissement du cercle des donneurs vivants

-          Les conditions de la brevetabilité du vivant

-          Les modifications du régime juridique de l’Assistance Médicale à la Procréation

-          Les possibilités de recherche sur l’embryon

-          L’interdiction du clonage

 

 

 5/ Les conditions pour donner ses organes

 

 

Tout d’abord, pour pouvoir donner ses organes, il faut mettre au courant ses proches, afin qu’ils puissent dire aux médecins si vous étiez pour ou contre donner vos organes.  Si vous ne souhaitez pas que l’on prélève vos organes après votre mort, il existe un « registre national des refus ». Il suffit de s’y inscrire, et les médecins verront tout de suite que vous ne souhaitiez pas donner vos organes. 

Au contraire, pour montrer que vous êtes favorable au don de vos organes, il existe une Carte Donneur. Celle-ci n’est pas obligatoire mais elle facilite grandement le don. Elle permet d’affirmer sa position. Si on retrouve cette carte dans vos affaires personnelles, on prélèvera vos organes. Il n’y a pas d’âge minimum pour posséder la Carte Donneur.

Cependant, toute personne décédée ne peut pas donner ses organes.

Premièrement, pour être donneur, il faut être en état de mort encéphalique. C’est-à-dire que toute activité cérébrale cesse, mais que la circulation sanguine persiste. Ensuite, les médecins procèdent à une série d’examens  sur l’individu, permettant de dépister d’éventuelles maladies transmissibles.

 

Pour donner ses organes, il n'y a pas de limite d'âge légale, cela dépend des organes concernés. Le critère retenu est la qualité des organes prélevables. C'est l'état physiologique du donneur et les circonstances de sa mort qui en décident. Un organe dont la fonction est douteuse sera refusé. On prélève chez le même donneur un ou plusieurs organes selon leur état et les besoins.

 

 

Une carte de donneur : 

 

 

 

 

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